Au-delà du mal - Shane Stevens

Publié le par Pascal K.

Au-delà du mal
Shane Stevens

Éditions Pocket / 2011
887 pages 

Encore un bouquin qui traînait depuis plus de 10 ans dans ma bibliothèque et, encore une fois, c’est un sacrilège. Ce pavé de feu Shane Stevens, écrit en 1979, encensé par Stephen King, est pour moi un thriller de référence.

Cette histoire illustre « à merveille » la montée en puissance d’un être humain qui a été façonné à coups de ceinture, de fouet, de haine et par un cruel manque d’amour. L’alliage rêvé pour engendrer « un monstre ».

Ce qui est fascinant, c’est d’imaginer que ce bouquin a été écrit à la fin des années 70 et que le « phénomène » des tueurs en série n’était que très peu développé. Nous pouvons clairement affirmer que l’auteur était en avance sur son temps.

C’est avec un rythme trainant, dense et soutenu que l’auteur nous lance dans ce récit. C’est très précis et consistant. Shane Stevens ne laisse rien de côté. « Tisser sa toile » prend ici tout son sens.

On pourrait trouver le temps un peu long, c’est vrai, mais au regard de la qualité de cette minutieuse mise en place, cela passe plutôt bien. Par contre, au bout d’un moment, il faut avouer que ça stagne pas mal !

L’évolution et la traque d’un tueur en série, vouant une haine viscérale envers les femmes, constitue le cœur-même de cette trame. L’auteur va très loin dans les détails concernant la psychologie du personnage, ses faits et gestes et son environnement, d’où les presque 900 pages. Nous sommes très proche du tueur, d’une manière constante.

Plusieurs sujets sont traités ici avec un certain sérieux, dont la peine capitale. L’auteur mêle politique, médias et opinions publiques pour mettre en avant ce sujet brûlant. Les pouvoirs s’en mêlent, s’emmêlent et « disjonctent ». Pourquoi « Au-delà du mal » ? Car il est partout, à tous les niveaux sociaux, s’illustrant de maintes manières.


Oui, ce récit est assez standard face à ce sujet, mais il ne faut tout de même pas oublier que c’est l’un des premiers qui l’a traité ! Et ça compte. D’où la référence …

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